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Le Père Peinard dans les Ardennes


Réflecs hebdomadaires d'un gniaf


Le Père Peinard fait sa Une sur les grèves dans les Ardennes



Les affiches du Père Peinard pour les élections
Collection IFHS 14 AS 122/2

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Adolphe BALLE (1881-1954)
--> dit "Ravachol" ou "Pierre des chênes"
En 1881, il habite Revin où son père est mouleur. Adolphe est l'aîné de deux frères Charles et Hyacinthe. En 1888, les Balle ont quitté Revin.

En janvier 1891, à l'âge de 18 ans, il assiste à la manifestation des ouvriers de Revin, venus à Rocroi pour délivrer l'un des leurs.

En juin 1891, il envoie un poème à L'Émancipation, mais le journal vient de décider de ne plus faire paraître de poésie et il n'est pas inséré.

Le 20 septembre 1891, J.-B. Clément vient faire une réunion à Gué-d'Hossus. A l'issue de la soirée, A. Balle fait une quête au profit d'un ouvrier malade.

En février 1892, comme de nombreux autres libres penseurs, il fait publier un avis dans L'Émancipation annonçant qu'il veut être enterré civilement : Les différentes religions n'ont qu'un but, exploiter l'ignorance et vivre à ses dépens. Étant jeune, A. Balle allait à l'église, son père chantait à la messe.

En 1892, il habite à Hiraumont (Rocroi) et s'abonne au journal anarchiste La Révolte. En 1893, il devient diffuseur d'un autre journal anarchiste Le Père Peinard.

Passionné de poésie, il écrit en avril 1893 à La Révolte pour obtenir des renseignements sur Théodore de Banville qui a publié un traité des règles de poésie.

En août de la même année, il organise une réunion à Gué-d'Hossus, avec l'appui des "Sans Patrie" de Charleville, dans le but de créer un groupe anarchiste. Au même moment, Moray, expulsé en Belgique, vient se réfugier chez lui à Hiraumont.

Au cours d'une réunion du groupe anarchiste de Gué-d'Hôssus, le 10 septembre 1893, A. Balle récite des poèmes et chante, la réunion se termine par un gueuleton familial.

En octobre 1893, il lance un appel publié par Le Père Peinard, en vue de créer une Fédération des groupes anarchistes des Ardennes. Mais la répression, dont sont victimes les anarchistes, empêche le projet d'aboutir.

Le 21 novembre 1893, sur dénonciation d'un indicateur, la police arrête Moray chez lui pour infraction à arrêté d'expulsion.

Le 1er janvier 1894, une vague de perquisitions est déclenchée contre les anarchistes. A. Balle reçoit la visite de la police. Différents documents sont saisis, en particulier une liste de 11 noms, les abonnés des journaux anarchistes qu'il porte à domicile. La police saisit également

- une lettre adressée à J.-B. Clément le 16 février 1894,

- deux chansons : J'n'aime pas les sergents et Les briseurs d'image,

- une pièce en vers et une apologie de Vaillant, l'auteur de l'attentat à la Chambre des députés, Salut martyr.

(Il se déclare l'auteur de ces deux pièces manuscrites).

En 1904, A. Balle habite Le Brûly (Belgique), il est l'animateur du groupement communiste de Couvin. En octobre, il est délégué par le groupe de Couvin au congrès de la Fédération anarchiste belge à Charleroi. A. Balle est élu secrétaire du congrès.

A partir de cette époque, il entame une collaboration dans le journal anarchiste l'Insurgé édité à Liège. II y fait part notamment de ses convictions néo-malthusiennes.

I1 restera au moins jusqu'en 1906 le secrétaire du groupe communiste (anarchiste-communiste) de Couvin.

En novembre 1906, il fait partie du comité de grève de chez Martin à Revin qui obtient la réintégration de 10 ouvriers licenciés.

Lors de la grève générale de 1907 à Revin, A. Balle

est chargé par le syndicat des mouleurs de distribuer les secours aux grévistes dans le secteur de Gué-d'Hossus.

En 1927, il est militant du Parti communiste, il écrit des articles dans L'Exploité, journal communiste régional et correspond avec Pierre Lareppe.

Notice complémentaire de celle parue dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français.

Ecrit par libertad, à 23:05 dans la rubrique "Le Père Peinard".



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