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Le Père Peinard dans les Ardennes


Réflecs hebdomadaires d'un gniaf


Le Père Peinard fait sa Une sur les grèves dans les Ardennes



Les affiches du Père Peinard pour les élections
Collection IFHS 14 AS 122/2

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THOMASSIN Nicolas (1849‑1919)
Né le 24 février 1849 à Thugny Trugny, mort à Haudrecy le 7 octobre 1919.

Alors qu'il est ouvrier tisseur à Rethel, il correspond dès 1884 avec le journal" La Défense des travailleurs". Le 26 avril 1885, le manifeste d'un groupe d'orientation anarchiste "Les Invincibles et les Vengeurs". est publié par le journal. Thomassin en est vraisemblablement l'auteur.En 1888, il adresse plusieurs articles à "L'Émancipation" pour décrire les conditions de travail dans les "bagnes" de Rethel.

Il tente de mettre sur pied un cercle d'études sociales en février 1889 et soutient la même année la candidature de Clément aux législatives . Cette activité publique lui vaut de perdre son emploi . Le cercle socialiste "L'Étincelle" de Charleville, en solidarité, fait une collecte en sa faveur et l'admet en son sein le 20 avril 1889 . Peu après Thomassin est nommé collecteur pour recevoir les cotisations du groupe. Le 15 novembre 1890, il est élu à la commission du cercle . Ayant perdu son emploi de tisseur Thomassin est venu s'installer à Mézières, 26 rue Colette. Là, il subsiste en vendant à la criée "L'Émancipation", "Le Père Peinard "et "La Révolte", En l'absence de Clément, sous les verrous, le cercle "L'Étincelle" interdit le 23 mai 1891 à Thomassin de vendre "Le Père Peinard'. II est convenu de lui accorder une compensation financière pour le manque à gagner.Thomassin refuse le marché et continue à vendre "Le Père Peinard" en le criant dans la rue ou en le portant à domicile .

Le cercle socialiste lui retire la vente de "L'Émancipation " et vote la mise à l'index du "Père Peinard".

Thomassin connaît alors une situation financière difficile. Ses rapports avec les socialistes s'enveniment : un jour qu'il fait sa tournée, Clément sort d'un café fou de rage et lui crie

  Je vous défends de m'insulter.

Plusieurs personnes sont mêmes obligées de le prendre par le bras et de le faire rentrer pour le calmer.

Thomassin fait insérer dans "Le Père Peinard' et "La Révolte" une note pour convoquer chez lui, ceux des lecteurs du journal intéressés pour créer un groupe anarchiste. Le 18 octobre 1891, le groupe "Les Sans Patrie" est créé. Le 29 avril 1892, il est arrêté avec trois autres membres du groupe pour association de malfaiteurs. Finalement, un non lieu est prononcé et ils sont libérés.

Le 14 mai 1892, il est à l'origine de la naissance du groupe "Les Déshérités" de Nouzon . Le 21 novembre 1893, une perquisition est opérée à son domicile et le 19 février 1894, la police saisit plusieurs lettres de F. Henry et de Sébastien Faure écrites de la prison de Clairvaux ainsi que tout un stock de brochures et d'affiches. Le 10 mars 1894, Thomassin reçoit une nouvelle visite de la police.

 Thomassin continue de vendre "Le Père Peinard' jusqu'en 1899. En juillet 1906, il fait partie des souscripteurs du " Cubilot".

Devenu épicier à Haudrecy, il ne fait plus parler de lui.

Ecrit par libertad, à 23:53 dans la rubrique "Le Père Peinard".



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