Nouzon : battage de conseillers.
Père Peinard 15 mars 1891 : Ah ! mille badernes, ils en voient de drôles dans ce patelin que Clément a chouettement baptisé et qu'il appelle le "Belleville des Ardennes".
Ce pays connait pas son bonheur, nom de dieu !
Tous les volatiles du conseil cipal sont des possibilos; jusqu'à mossieu le mâre qui est un socialo à tous crins.
"Hein ! que vont dire quelques gobeurs, les réformes ça doit y dégouliner à pleins tombereaux..."
Les réformes ? Va t'en voir si les poules pissent !
Des promesses, oui ! Y a longtemps que les élections sont faites, quoique ça, les oreilles des bons bougres leur intent encore, tellement on leur en a fourré, des promesses !
Un petit exemple : les conseillers ont voté la gratuité des fournitures scolaires, il y a 17 mois; seulement ça n'a jamais été appliqué, à cause du manque de braise.
On en trouve pourtant du pognon, pour foutre 800 balles à la société de musique et aux pompiers.
Pour les fariboles, y sont jamais en retard.
Ah, ouat ! tout ça finira ! Les bons bougres de Nouzon commencent à ouvrir les quinquets, et à se dire que les réformes des fameux réformateurs possibilos, c'est de la pure blague.
Ecrit par libertad, le Dimanche 16 Mai 2004, 23:00 dans la rubrique "Les chroniques du Père Peinard".
